12.02.2010
MON MANUSCRIT, CHERCHE EDITEUR
KONE Issa Charles
11 BP25 ABIDJAN 11
+225 06 28 53 50
+225 40 03 61 07
République de Côte d’Ivoire
http://charlesissa.solidairesmonde.org
Mon rêve de vie, c’est de devenir humanitaire. Voyager, échanger, partager, rencontrer d’autres personnes, d’autres cultures, d’autres peuples, donner ma vie à aider l’autre, unir mes efforts, mes forces à toutes celles dans le monde qui militent pour des causes nobles et justes.
Ma tâche consistera à vous montrer comment vivre ensemble, pacifiquement, comme des frères. C’est plus simple qu’il n’ y parait, plus simple que vous ne l’imaginer, mes amis, car cela ne nécessite que l’acceptation de l’autre. En vérité le partage est divin. Il sous-entend tout progrès pour l’homme. Par son application, mes frères, mes sœurs, vous parvenir à une juste relation avec Dieu, et ceci, mes amis est la raison même de votre vie. Lorsque nous partageons, nous reconnaissons Dieu en notre frère, souvenez vous du partage du pain et du vin entre Jésus et les douze apôtres.
C’est une vérité simple mais jusqu’à présent, combien difficile à saisir par l’homme. Le moment est venu de démontrer cette vérité.
Mais en attendant, que cela se réalise, je souhaite partager mon amour pour la culture, la littérature et le cinéma, à travers mes écrits, mes récits, mes histoires qui j’espère tout comme à moi vous plairont également.
Dans tous les cas, soyez indulgents.
Bonne lecture.
Mes poèmes
Poème : HAITI URGENCE
A toutes ces âmes libres, aujourd’hui prisonnières de l’hécatombe
A tous ces descendants nègres, d’hommes et de femmes fières et libres
A mon paradis noir
A ma terre toujours trahie mais soumise
A ma petite île que j’aime
A Haïti, ma petite île des Antilles
A Haïti, ma petite île du pacifique
Les caprices de Dame nature ont encore eu raison de toi
L’apocalypse a encore eu raison de ton trop peu de sourire
L’espoir et ton mirage de joie ont encore laissé place aux cris dans la nuit de tes fils et filles
Le malheur et la terreur se sont emparés de tes villes et y ont tout détruit
Ils ont embaumé tes cités d’odeurs macabres
Partout dans tes rues, tes anges et tes lucioles jonchent à même le sol et sous les bétons
Et tes éternels pleurs ont à nouveau retenti dans tout le village
Garde espoir petite fille d’Afrique
Cesse de pleurer le triste
Tous les enfants du village se sont donnés rendez vous à tes côtés
Ta liberté ne te sera point arrachée par ce nouveau colon nature
Leurs générosités et leurs solidarités auront raison de toute cette cruauté et de l’horreur des décombres
Reste debout, forte, comme un phénix tu renaîtras de tes cendres, j’en ai espoir./.
« Heureux celui qui s’intéresse aux pauvres, aux malheureux, aux indigents, aux moribonds, au jour de la détresse l’Eternel le délivre, le garde et lui conserve la vie. Il est heureux sur la terre et l’Eternel le soutient sur son lit de douleur. »
La bible, psaume 41
S’il vous plait, si vous le pouvez, aidons HAITI
A toi que j’aime
Ta chevelure flamboyante
Tes yeux, ton regard bleu-océan
Ta bouche pulpeuse
Tes jambes, tes fesses magnifiques
Ton corps si doux aux caresses
Ta silhouette de Miss et ta démarche de gazelle
J’ai envi de toi ce soir
Chérie j’ai envi de toi ce soir
Envi de toi, comme au premier soir
Ou nos corps tendus, se rencontraient pour la première fois
Et que notre amour à tous les deux, nous avait comblés de joie
J’ai envi de toi ce soir
Bébé j’ai envi de toi ce soir
Te sentir tout contre moi
Et ressentir la caresse de tes doigts
Ton regard contre mon regard
Ma bouche contre ta bouche
Tes seins pendant sur ma poitrine
Et ma croix dans tes entrailles
J’ai envi de toi ce soir
Femme j’ai envi de toi ce soir
Laisse moi te montrer qu’après tous ces mois
Mon cœur a encore tout l’Amour pour toi
Crois-moi amour, ce soir plus que jamais
J’ai envi de t’entendre crier encore et encore, plus fort
Que roi aussi tu m’aimes encore
J’ai envi de te ce soir
J’ai envi de toi ce soir
Envi de t’aimer comme tous ont eu peur de t’aimer
Envi de t’aimer parce tu mérites d’être aimé
T’aimer comme César l’a aimé, Cléopâtre
T’aimer comme Shaka l’a aimé, Nolivé
T’aimer comme Roméo l’a aimé, Juliette
T’aimer comme Serges l’a aimé, BB
J’ai envi de toi ce soir
J’ai envi de ma muse ce soir
Je t’aime ma Nefertari./.
A maman,
Femme je t’aimerai toujours, tu le sais
Je ne t’oublierai jamais, c’est un fait
Je te bénirais toujours mère
Malgré les douleurs, la fatigue, la peur et les pleurs
Tu m’as offert le plus des cadeaux, la vie
Ta voix me berce, ton ombre comme un baobab me protège
Et tes colères me rassurent
Tu es à jamais l’emblème de ma famille
Tu es pour toujours le phare de la maison
Ce que je serai est à moi et ce que je suis je te le dois
Je te serai éternellement gré de tant de sacrifices pour moi
Que Dieu ait miséricorde de toi
Qu’il te bénisse, te guide et te protège dans toutes tes voies
Je t’aime, merci maman./.
Gloire à Dieu,
Sa lumière luit sur ton toit
Son esprit saint vibre en toi
Et ses anges à ton service, toute ta vie, veille sur toi
Toi qui t’étais endormie dans les plaisirs mondains, réveille toi
Toi qui t’étais égaré dans les ténèbres, réveilles toi
Oui mon frère, ma sœur, car aujourd’hui pour toi est un jour de gloire
Le Seigneur qui siège là haut, t’as vu et a eu pitié de toi
Rends lui gloire et réjouis toi
Par des actions de grâce, fortifie ta foi
Et par la prière, purifie toi
Si Christ ressuscité des morts, est mort sur la croix
C’est pour que le Paradis soit à toi et moi./.
Le penseur,
Libre, je suis libre
Enfin, je le crois
Mais qu’est ce qu’être libre ?
Suis je libre, quand ma liberté dépend du sourire, de l’approbation de l’autre ?
Libre de marcher, de vivre, de respirer
Mais vivre, respirer et marcher dans des directions prescrites
Autrement je serai hors la loi, un danger pour la communauté, un rebelle
La société, la communauté son toutes des prisons à ciel ouvert
La pensée collective régit ce monde injuste
La démocratie l’entérine et la justifie
La justice, quelle justice ?
Des deux côtés de la balance, un kilo d’or équivaut-il à un kilo de poussières ?
Pour qu’il y ait justice ne faut-il pas que nous soyons tous égaux ?
Or, riches et pauvres cohabitent dans ce même monde
La conviction de l’homme digne ne s’achète pas
Mais les sentiments du cupide, volontiers
Nous aimons nous ? Foutaise.
Aujourd’hui je brille, tu me regardes
Demain je fane et ton regard se détourne de moi
Mais tout ça c’est la vie
La vie, qu’est ce que la vie ?
Le nombre d’années passées sur terre ?
Les tristes phénomènes du quotidien ?
La domination des uns sur les autres ?
Le bonheur du riche et les malheurs des pauvres ?
Les joies de l’heureux et les pleurs des malheureux ?
Respirer, accepter, se battre, attendre, espérer et mourir ?
Qu’est que la vie, dites le moi.
Mon Afrique,
Marcus GARVEY
Aimé CESAIRE
SENGHOR
Gotran DAMAS
Bernard DADIE
Amadou Hampaté BA
L’Afrique sait lire et écrire
Mongo BETI
Ferdinand OYONO
Francis BEBEY
Andrée BLOUIN
Berte AGBO
José AGUALUSA
LEMY
L’Afrique pense, s’interroge, réfléchit
Jean Marie ADIAFFI
Maurice BANDAMA
Biton KOULIBALY
Venance KONAN
Diégou BAILLY
Adrienne KOUTOUAN
BONI-CLAVERIE
L’Afrique, à travers ses fils, ses filles vit
La vie c’est l’avenir
L’avenir c’est l’espoir
L’espoir c’est une prise de conscience pour un changement des actions et des mentalités
Ce changement pour une Afrique plus juste
Cela passe par la démocratie et le respect de la dignité humaine
Dieu bénisse l’Afrique.
A mon idole, à toi papa
J’espère que j’y arriverai, sans toi
J’espère que tu seras fier, de moi
Et que tu me pardonneras tous ces gâchis à tant de sacrifices, de toi
J’espère que me sourira, la vie
J’espère que le bonheur, moi aussi me visiterai
Pour que plus jamais tu n’es honte, de moi
J’espère car pour ça jour et nuit, je me bats
Et en attendant qu’elles brillent, mes étoiles
J’espère que de ta tour, ça au moins tu le vois
C’est une montagne, une vie comme toi
Mais au sommet, j’espère y parvenir un soir
Pour que d’en bas, me contemplent tes yeux pleins de larmes de joie
Pour qu’enfin transparaisse ton sourire, quand ton regard se pose sur moi
Je t’aime papa./.
Mes histoires
Titre1 :Loïc
La vie, tout un mystère et bien heureux celui qui peut en déchiffrer tous les codes.
La vie nous réserve pas mal de surprises, bonnes ou mauvaises soient elles. L’homme de son vivant peut être soumis à toutes sortes de chamboulement et au sommet de la lumière, l’on peut du jour au lendemain se retrouver derrière la lune. L’histoire que je tiens à vous raconter à travers ces quelques lignes corrobore parfaitement mes propos.
Lisez et laisser vous embarquer dans cette nouvelle histoire, cette nouvelle tragédie de la vie, la vie de Loïc.
Il avait tout.
Il avait une vie dont beaucoup rêve aujourd’hui à travers revues et magazines people.
Grand intellectuel, diplômé des plus grandes écoles de Paris, il était rentré au pays reprendre les affaires familiales dont il avait seul hériter après la mort de ses parents, richissimes parents, membres influents de la haute société bourgeoise qui avaient à de maintes reprises joués d’importants rôles dans la sale besogne de la vie politique nationale, jusqu’à l’avènement récente au pouvoir de l’opposition.
Beau, intelligent, riche, jet setter, playboy, il était le prince charmant dont rêvent toutes les demoiselles d’épouser et qu’il dégustait volontiers chaque soir, lui et toute sa bande de fils à papa.
Miss, actrices, journalistes, mannequins, riches héritiers, elles rêvaient toutes au prix parfois de l’humiliation, de rentrer au bras de Loïc.
Il vivait dans un palace, roulait dans les plus belles voitures de luxe, s’habillait chez les pls grands couturiers, se parait des plus beaux bijoux, organisait les plus belles soirées, et son nom avait valeur pécuniaire chez tous les plus grands commerçants de la ville et même du pays.
Chaque jour son nom et sa tronche, que ce soit par ses fresques mondaines ou par ses entreprises, figuraient à la une de toute l’actualité, et tous les politiques du pouvoir déchu, amis ou coursiers de ses parents, lui mangeaient dans la main au bon souvenir de ses défunts parents, et beaucoup bientôt allait le pressentir comme le favori aux prochaines élections, le parti au pouvoir étant en ballottage défavorable,ce qui lui valut également de nombreux ennemis qui dans leurs coins l’épiaient et attendant un faux pas.
Et dans l’optique d’une probable carrière politique, son entourage avait pu le convaincre de se marier afin d’améliorer son image auprès de l’opinion publique, à travers sa maturité et ses nouvelles responsabilités.
Il avait épousé Nabintou, une ancienne Miss et ancienne cow-girl, une bête de sexe, qui louait ses services aux chefs d’entreprises et à certains hommes politiques, tous des hommes importants, des hommes de pouvoir. Elle ne l’avait pas vraiment séduite, au contraire, il avait épousé à des fins stratégiques, vu qu’avec ses nombreuses fréquentations, elles devaient forcement posséder de précieuses informations et lui d’en jouer de son influence. D’Ailleurs l’un et l’autre avaient encore des vies sexuelles très agitées, ils ne s’en cachaient pas d’ailleurs, mais intelligente Nabintou lui avait donné deux petites filles, histoire d’assurer ses arrières et lui aimait vraiment ses enfants.
Mais comme les contes de fées, toutes les bonnes histoires ont une fin, et dans notre histoire cette fin s’apparente à une véritable descente en enfer.
Vous allez comprendre pourquoi.
Ce jour là très beau, des vies allaient basculé, la vie de tout un ays se voir bous culé et pourtant la journée allait bien commencer pour Loïc.
En effet dans la journée, après de longs mois d’âpres négociations, sa société avait fini par décrocher le marché des Grands Travaux et autres chantiers que le pays s’apprêtait à lancer dans l’optique d’une politique de développement, évalué à des milliers de milliards, de quoi voir venir pour lui et son entreprise pendant au moins une vingtaine d’années.
Et pour fêter cet énorme succès, il avait décidé d’organiser un dîner puis une soirée dans l’endroit le plus branché de la ville, auxquels tous les journaux et toute la bourgeoisie du pays était invitée.
Ce même jour, les élèves de l’Ecole Nationale de l’Administration fêtait leurs sorties après dix huit mois de formation parmi lesquels figurait la fille cadette du Président de la République.
Pour fêter cette sortie, eux aussi avaient décidé de tous se retrouver également en ville, en soirée pour arroser cet heureux évènement.
Elle, la fille du Président Chelsea, était sorti major de sa promotion, et toute la famille avait décidé de l’accompagner ce soir là, à l’exception du père qui devait se rendre à la soirée de Loïc et s’exprimer en direct sur toutes les antennes de la radio et de la télé nationale à tous les fils et filles de la nation.
Loïc était accompagné ce soir là de Kady, la petite sœur à sa femme également une de ses maîtresses. Sa femme avait dû rester à la maison pour s’occuper de leurs filles, prétexte pour ne pas se retrouver nez à nez avec certains de ses clients. En tout cas elle ne semblait pas bien lui manquer. Lui savourait avec ses amis et ses convives, la soirée dont il exprimait une certaine fierté.
La soirée était une réussite, le champagne coulait à flot, un peu trop même, beaucoup dont Loïc avait beaucoup bu, en plus d’avoir pour certains le nez enfariné, les toilettes étaient pleines de vomis, de gens endormis et d’autres entrain de s’envoyer en l’air avec n’importe qui, n’importe comment. Loïc, ce soir là est beaucoup sollicité, ce qui a de quoi agacer celle l’a accompagnée pour la soirée.
Il est deux heures du matin, quand Loïc très amoché quitte la soirée en compagnie de sa maîtresse droguée et très fatiguée.
Au même moment la famille présidentielle quitte elle aussi sa soirée pour rentrer tout sourire à son domicile le palais présidentiel où elle vit depuis quelques années maintenant.
Sur la route, à toute allure, Loïc et sa maîtresse ont une dispute qui monte de plus en plus. Sa voiture grille de nombreux feux, quand Loïc est rué de coups par sa maîtresse. Le prochain carrefour est fatal, la voiture de Loïc percute de plein fouet, à vive allure, une limousine grise et part en tonneau, l’autre voiture est totalement froissée, renversée, elle quitte le pont et toute dans le fleuve en dessous.
Les occupants de la limousine sont tués sur le coup et la voiture noyée.
La maîtresse et sœur de la femme de Loïc meurt sur le coup et Loïc lui est retiré des décombres en coma profond.
Tout de suite, tous les journaux du pays s’empare de l’affaire qui parait comme le scoop, l’information de l’année et l’accident de Loïc est commenté aux quatre coins du pays, et l’information est à son comble quand l’on apprend avec stupéfaction et désolation que la voiture dans le fleuve est celle de la famille présidentielle et que tous les occupants sont morts, la femme la première Dame, et les trois enfants du Président sont morts dans l’accident.
Les pleurs s’emparent du pays et un deuil de trois jours est décrété dans la nation. Des obsèques grandioses auront lieu et c’est dans une grande tristesse que la nation enterrera ses morts, la peine était telle que celle causée par le tremblement de terre à Haïti.
Pendant ce temps, Loïc amené à l’hôpital militaire sous de grosses chaînes et sous bonnes escortes passera plus de six mois dans le coma. A son réveil, il ne souvenait plus de rien, plus de tout, il était devenu amnésique.
De peur des représailles et dégoûtée de son mari, Nabintou s’est enfui dans la précipitation avec ses enfants sans laisser aucune nouvelle.
Les contrats lui ont tous été arrachés, les actionnaires se sont enfuis du capital de l’entreprise et sa société mise en faillite, revendue et nationalisée. Tous ses biens confisqués et rendus publics.
Bientôt il fut accuser des pires mots et son image, logiquement dégradé. Affaibli tous ses ennemis n’hésitaient pas à taper et tous ses frasques et ses scandales que l’on avait peur de révéler à l’époque se contaient au bout des lèvres les unes les autres.
A son réveil, malgré sa santé dégradée, il fut jugés et reconnu coupable d’une vingtaine de chefs d’accusation et condamné à perpétuité. On l’envoya purger sa peine dans la prison de haute sécurité, là où l’on envoyait les grands bandits et autres condamnés à mort.
Et bientôt sa vie deviendra un véritable enfer.
Les occupants de la prison le connaissaient bien évidemment et les gardes pénitenciers avaient reçu de fermes instructions quant à son traitement en prison.
Chaque jour quand il n’était pas passer à tabac par les gardes, il l’était par d’autres prisonniers. Certains en sont allés à le sodomiser, à le droguer, à le violer, le violenter, le maltraiter, l’humilier, et pendant vingt ans ça a duré. Lui qui n’avait jamais touché un torchon, une lingette était en charge des plus pénibles corvées.
Il avait entre temps à deux reprises voulu se suicider, tentative qui avait chaque fois avorté. Finalement il s’était résigné, et l’envie de revoir ses filles un jour qui sait, lui avait redonné courage, mais la dureté et l’isolement de la prison l’avait gravement affecté.
Il avait fini par bénéficier d’une grâce qui lui redonnait sa liberté après une vingtaine d’années d’incessants calvaires, liberté qui a présent lui faisait peur et honte.
Qu’allait il devenir ?
Qu’allait-il se passer pour lui une fois dehors ?
Autant d’interrogations et d’appréhensions qui le rongeaient jour et nuit, à l’approche de sa sortie, touts ces années en prison, ça use et ça tue.
Et finalement le jour arriva et pour lui le début d’un autre calvaire, d’un autre cauchemar. Il y a vingt ans le monde était à lui, maintenant, c’est un parfait inconnu, et sans un sou qu’il traverse le paysage qui a depuis bien changé.
Personne ne le reconnaît, personne ne veut le voir encore moins le recevoir, son nom désormais s’apparente à la peste, pour beaucoup, le vrai Loïc est mort et le pouvoir en place avait tout fait pour que la population croit cela et lui, avait mal à l’idée que le monde se portait bien sans lui.
Il va alors connaître le confort des bancs publics et du bitume, la solitude, l’errance, les longues marches, la mendicité, les poubelles, les railleries et les insultes, la faim et le froid, la pauvreté, la misère et l’inutilité, et cela pendant deux ans.
La pauvreté et la faim vont petit à petit l’amener à voler jour et nuit. Un jour pendant qu’il essayait encore une fois de se nourrir, l’épicier, un vieillard malade, effrayé l’aperçoit et effrayé, pique une crise cardiaque dont il en mourra quelques heures plus tard, sous ses yeux apeurés de sa femme et sa fille qui appellent tout de suite la police.
Loïc pris de panique, s’enfuit et s’en suit de longues cavales qui le vont le conduire de villes en villes et de provinces en provinces à travers tout le pays , la police selon la description de la nouvelle veuve s’étant mise à sa recherche depuis.
Et toujours dans sa cavale, un jour alors qu’il traverse le marché, à la recherche de restes à manger, il croise le regard d’une dame à l’allure modeste qui malgré ses longues années et son physique amaigri et le visage vieilli, le dévisage et le reconnaît tout de suite. Elle s’approche de lui et l’interpelle. Lui fatigué et affamé, ne se rappelle même plus de son nom quand elle l’appelle.
Cette dame était une employée de son ex femme qui avait à l’époque bénéficiée elle et sa famille de la gentillesse de Loïc. Il avait permis à son frère de se faire opérer d’une anomalie cardiaque à ses frais et ainsi lui avait sauvé la vie. Ce dernier était aujourd’hui à la tête d’une grande scierie opérant dans toute la région.
Elle décide en toute reconnaissance, de le ramener avec elle, chez elle où elle vit toute seule et de l’héberger le temps qu’il se trouve. Comme sa muse elle en prit le plus grand soin. C’est ainsi qu’elle va s’en occuper et le présenter à son frère qui va tout de suite l’embaucher à la scierie.
Petit à petit, Loïc retrouve goût à la vie et va même tombé amoureux de sa bienfaitrice, refaire sa vie et avoir une nouvelle famille, elle lui donnera trois fils.
Dix ans après, à bientôt la soixantaine, Loïc est un homme heureux et comblé. L’entreprise sous son aile prospère et son beau-frère plus que fier. Il gagne bien sa vie et sa nouvelle femme a su lui faire oublié ce passé trouble.
Il possède à nouveau une maison, une famille et un plan de carrière qui le ravit grandement.
Mais tout ça va encore basculer.
Un jour, toute la famille décide d’aller passé la journée au parc. Tout se passe bien, jusqu’à ce que la barque dune femme effectuant une traversée se renverse au milieu du lac. La femme qui ne sait pas nager appelle à l’aide pour elle et son fils et Loïc sans réfléchir se jette à l’eau.
Il nage jusqu’à eux, les récupère et les ramène au large sans encombre. Il vient de leur sauver la vie et tout le parc applaudie le héros. Les journaux une fois encore s’emparent de cette histoire et tous accourent le rencontrer et bientôt tout le pays découvre à nouveau Loïc et le drame de l’accident ressurgi dans la pensée collective.
Pire encore la fille, orpheline de l’épicier, le reconnaît à la télévision et sur les journaux, et bientôt la police se lance à sa recherche et deux jours après l’interpelle à son domicile sous les yeux étonnés et en larmes de sa nouvelle épouse, surprise il y a de quoi, par cette arrestation.
Il est, accusé à nouveau de meurtre, cette fois d’homicide volontaire.
Il voulait tout simplement se rendre utile en sauvant des vies, là les larmes aux yeux, il prend conscience qu’il vient d’en pourrir d’autres.
Le palais de justice est composé de juges, d’avocats qui se renvoient la pareille lors des affaires judiciaires, chacun défend à juste titre sa partie, mais également des jurés à qui il revient la plupart du temps le choix de la condamnation ou de la libération des prévenus, à l’issue de leurs différents votes.
Alors la suite du livre vous appartient. Vous êtes juré et n’appartient qu’à vous de l’écrire au travers de ces quelques pages laissés exprès blanches pour vous.
Il me taraude à l’esprit, cette interrogation, à la place des jurés qu’auriez vous voté et pourquoi ?
PS : des photos des personnages et des principales scènes viendront en supplément pour rendre agréable la lecture.
Titre2 : Une photo de famille
Pan. Pan. Pan. Trois coups de feu en pleine nuit Il avait plu cette nuit là, les gens étaient restés chez eux, les rues étaient calmes et désertes, il faut dire que même avec un temps beau, les rues sont désertes dans ces quartiers chics de Paris, où chaque soir, chaque famille est chez elle à regarder le journal du soir et à dîner ensemble, les doux mets de ces ravissantes et attendrissantes mamies africaines et magrébines, où le trop de bruit peut être considéré comme un déshonneur familial, tellement l’aristocratie est orgueilleuse de sa noblesse et de ces bonnes manières, qu’elle se barricade avec ses nombreuses caméras et voitures de police campées à faire le guet à chaque coin de rues pour de si petits patelins.
Pan. Pan. Pan Trois autres coups de feu, en cette pleine nuit, que tout le voisinage du coup inquiet et troublé, entend.
Bientôt toutes les lumières des somptueux immeubles s’allument comme réglées automatiquement, chacun accourt à son balcon, les plus curieux et les plus courageux descendent, se rencontrent, arpentent les rues ensemble, et après rapide recherche, trouvent et se rendent sur le lieu de l’incident.
Horreur et stupéfaction, dans un appartement, ils trouvent deux corps, un homme et une femme allongés dans un lit trempé d’une marre de sang.
Très tôt, la police alertée elle aussi par le bruit des coups de feu, et avertie par le voisinage se rend également sur les lieux.
Tout le quartier est en émoi.
Jamais depuis des décennies, ils n’avaient assisté à pareil drame, eux habitués à tant d’élixir de tranquillité, réputés pour dénigrer les quartiers populaires et leurs lots de délinquances et de grandes violences.
Beaucoup, le regard interrogateur, sont choqués, effrayés même parce que bon nombre d’entre eux, venaient de voir.
Qui est ce couple ?
Qui sont ces gens et qu’ont-ils fait pour qu-on leur en veuille autant ?
Il faut dire que dans les quartiers riches, chacun est chez soi, et très peu malheureusement se connaissaient vraiment.
L’appartement est somptueux et vaste, où s’empilent objets précieux et de nombreuses œuvres d’art, et meubles design.
La police ne constate aucune infraction, les deux corps rouges de sang sont étendus sur le lit, nus, leurs vêtements traînent par terre dans toute la pièce.
Deux amants sûrement.
La police se rend compte que la femme est morte de ces blessures, deux balles dans la tête, et l’homme, une balle dans le thorax, respire encore, il tient également dans la main, une arme, apparemment l’arme du crime, en tous cas selon l’expert également présent sur le lieu de l’incident.
Suicide ? Personne ne sait. Mais si oui, pourquoi ?
L’homme en tout cas, est rapidement envoyé à l’hôpital, aux urgences, où il recevra des soins.
Mais qui sont ces gens et que s’est-il passé ?
La police, ce soir là, en tout cas, après une fouille minutieuse de l’appartement et de leurs vêtements, découvre l’identité des deux individus.
Katerina, la femme directrice d’une galerie d’art à Paris est russe.
Charles lui est le patron d’une multinationale européenne dont le siège social est à Paris, il est français. Il est le digne héritier d’une famille riche et connue à travers tout le pays.
Fils unique, il a, à la mort de ces parents décédés dans un accident d’hélicoptère qui s’est écrasé au large de Saint-Tropez, où ils regagnaient leurs château, maison de vacances pour y passer la noël, hérité tout comme son père d’un vaste empire qu’il dirige de main de maître depuis avec sa tante, son cousin et son oncle, enfant et mari de sa très chère tante.
Sa tante, sœur de son père qui, après la tragique disparition de ses parents, l’a prise avec lui, comme son deuxième fils, pour une enfance magnifique où lui et son cousin, aussi son meilleur ami, ont reçu tout ce dont ils avaient envi et tout le must qui pouvait exister à cette époque.
Contrairement à son cousin, Charles, a réussi ses brillantes études aux Etats-Unis. Il est un gros bosseur, ambitieux, qui a toujours voulu être leader, le premier dans tout ce qu’il entreprenait, à l’image de son père à qui il aurait aimé plaire et n’a que pour seul distraction la littérature, l’histoire, et la culture, d’où sa rencontre avec Katerina vraisemblablement.
Son cousin, lui très tôt a abandonné les études pour lesquels ils n’étaient pas vraiment doué, au grand désarroi de sa mère qui aurait bien voulu qu’il ressemble au moins à Charles de qui elle était peut être jalouse ou fière.
Lui préférait les filles, la drogue et les sorties, milieu finalement dans lesquels il a bien réussi aujourd’hui.
Il possède finalement à Paris, des casinos, des bars branchés, deale la drogue et des putes, ce qui lui a valu de nombreuses descentes de la police et autant de comparutions en justice, mais possède également une galerie d’art pour ces trafics, celle que dirige Katerina.
Mais qui est Katerina ?
La police enquête toujours.
Entre temps la presse en manque de scoops, s’empare de cette affaire et bientôt tout Paris, mais aussi toute la France et les pays où sont représentées les entreprises de Charles sont tous au courant, et de sa liaison et de l’incident.
Charles lui après une opération réussie est dans le coma. Sa tante choquée et abattue par l’annonce de l’incident, s’est rendue à l’hôpital au chevet de son neveu chéri où en prière, elle a décidé d’attendre son réveil.
Son mari venu la déposer, gère l’entreprise avec une joie certaine et particulière. Cupide et cynique, lui a toujours été intéressé par l’argent et le pouvoir, qu’il a obtenu en épousant la tante de Charles. La pauvre, il ne l’a jamais aimé, à l’image de son fils, il n’a jamais rien réussi de sa vie, il s’est toujours laissé entretenir par des hommes et des femmes qu’ils escroquaient copieusement.
Maître de l’infidélité, il est le père de nombreux bâtards et aime à se recueillir dans les bras des nombreuses putes que lui fournit son fils chéri et s’enivrer à n’en point finir avec de bons whiskys et de très vieux millésimes, dépenser à n’en point compter l’argent de sa femme dans de beaux tailleurs et de très belles sportives.
Il n’a toujours rêvé que d’une chose, détrôner Charles pour s’emparer de son empire et le diriger avec sa femme, qui l’aime à mourir comme une folle et qu’il manipule allégrement à sa guise.
Le cousin de Charles, malgré l’annonce de l’incident n’a pas donné signe de vie. Sa mère inquiète a essayé en vain de le joindre pour lui faire part des nouvelles, des mauvaises nouvelles.
La police mène toujours son enquête et bientôt établie le lien entre son cousin et Katerina. La police habituée à ce personnage voyou, à ce caïd qu’elle surveille toujours, à cause des nombreuses affaires illicites et poursuites dont il fait l’objet, l’embarque pour entendre son témoignage, d’autant plus que des affaires lui appartenant directement sont retrouvés chez la victime, et sa voiture aperçue dans le quartier ce jour-là.
Alors qui est Katerina ?
Lui seul pouvait mieux le dire, elle était son employé.
L’atmosphère au sein de la police est de plus en plus lourde, avec les nombreuses pressions que subissent les policiers de la part de leurs chefs hiérarchiques, pour la plupart amis de Charles qui avec son argent et son pouvoir avait bien su s’entourer et aider de nombreuses personnalités notamment politiques assez proches du palais de l’Elysée.
Et sous les conseils de ces avocats, le cousin de Charles se met à table. Après tout malgré leurs différences, il est son meilleur ami et lui aussi est touché et malgré sa sérénité affichée, il a mal de ce qui est arrivé à son ami, à son cousin, à son frère. Il connaît effectivement Katerina.
Katerina est son employé et par le passé, elle a été plus qu’un employé. Ils se sont rencontrés en Russie, il y a de cela dix ans. A cette époque, il s’y rendait pour conclure un contrat avec un dénommé Youri, le chef de la mafia russe avec qui il devait bientôt dealer et devenir son principal associé et allié en France.
Katerina était une de ses protégés, une pute de plus que Youri utilisait pour soutirer des informations aux autorités de son pays et aux grandes personnalités, qu’il faisait ensuite chanter pour ses activités.
Lui, le cousin de Charles avait flashé et Youri le sachant la lui avait donné en signe de confiance et d’amitié.
Katerina et lui par la suite avait ainsi pu rentrer ensemble en France.
Il voulait l’épouser mais elle n’était pas prête à se caser. Plus tard, il avait compris qu’il ne lui plaisait pas vraiment et que Katerina était plutôt intéressé par les femmes. De plus, il avait et ce à de nombreuses reprises pu s’apercevoir que Youri se servait d’elle pour le surveiller afin d’éviter de se faire doubler, c’était elle qui détenait tout le pouvoir, pour ce qui était de tous les trafics qu’ils avaient ensemble mené ici en France.
Intelligent, qui aurait pu sec douter qu’une femme amoureuse de culture et d’art pouvait être à la tête d’un réseau mafieux, spécialisé dans la drogues, la prostitution, le trafic d’œuvres et de tableaux.
Mentait-il ? Les morts ne peuvent pas se défendre.
En tout cas, il lâcha un nom, un prénom, un pseudonyme peut-être « NIMA ».
Apparemment celui d’une femme, mais qui était celui cette autre femme ? Etait-ce avec Katerina, son amant, son amie.
Les policiers décidèrent de continuer leur enquête sur cette piste, tout en n’écartant pas le cousin de Charles comme l’un des principaux suspects. L’enquête révélera alors à travers le relevé téléphonique de Katerina, quatre numéros qu’elle avait l’habitude d’appeler, celui du cousin de Charles, ce qui était tout à fait normal, il se connaissait et travaillait ensemble, deux numéros inconnus et bizarres, le numéro du père du cousin, l’oncle de Charles. Se connaissaient-ils ? Certainement. Mais que pouvaient-ils avoir entre eux qui justifiaient autant d’appels en si peu de temps ?
La police décide alors de l’interroger. Il est interpellé à son travail puis conduit au poste où l’un des inspecteurs sur l’enquête se mit à l’interroger.
Il nia tout au début, sur ses appels fréquents avec Katerina. Puis confondu et effrayé de la proportion que prenait l’affaire, il avoua enfin. Katerina était une fille belle et attirante qui lui avait fait des avances, auxquelles il avait bêtement succombé. Elle le faisait chanter et se servait de lui pour bénéficier de certaines facilités et de ces amis hauts placés.
Alors l’avait-il assassiné pour que cela s’arrête ? En tout cas, selon les policiers, tout comme son fils, le mobile était aussi réel, un deuxième suspect donc. Mais quelle fille que cette Katerina qui couche à la fois avec le fils, le cousin et le père ?
Plus avançait l’enquête, plus on assistait à des révélations troublantes de cette personne, si belle, si intelligente, mais si manipulatrice, si méchante.
La police chercha à savoir ensuite à qui était les deux numéros inconnus.
Le premier correspondait à celui d’un hôtel parisien. Un de ces hôtels de luxe qui borde la si chic avenue des Champs-Elysées. Les policiers décident de s’y rendre. Sur les lieux, ils se mettent à interroger tout le personnel, personne ne reconnaît Katerina, à travers la photo que leur proposent les policiers. Mais il apparaît de manière certaine, en tout cas selon le relevé téléphonique, qu’elle a appelé à maintes reprises à l’hôtel.
Les policiers décident de lui montrer la photo de la voiture de Katerina, une voiture de luxe, que le voiturier reconnaît tout de suite.
La semaine passée, il l’avait rangé à plusieurs reprises, mais la fille était rousse. Elle était accompagnée d’un homme qui lui, séjournait à l’hôtel. Tout de suite, les policiers demandent son identité, pour la rousse, cela devait certainement être une perruque, concluent-ils.
Le concierge interroge son ordinateur, l’homme en question occupait jusqu’à hier soir une chambre dans l’hôtel. Cet homme avait réservé sous le nom de Youri.
Youri, demande l’inspecteur, oui Youri, lui rétorque le concierge, oui Youri Malenkov, un russe. Il avait réservé la suite présidentielle pour lui et toute sa cour, des gardes de corps musclés, grosses et méchantes gueules.
Surpris, Youri était à Paris. Le chef de la mafia russe était à Paris sans que cela se sache, pour quoi faire ? y préparait-il quelque chose ? Sa venue était-elle la cause de la mort de Katerina ? Le cousin de Charles était-il au courant de cette venue ?
Apparemment pas, il en aurait parlé et il faisait l’objet d’une enquête et donc était surveillé, les policiers l’aurait alors sus.
Pour la police, désormais, les charges se précisent, Youri était à Paris et sa venue n’était pas étrangère à la mort, à la cause de la mort de Katerina. Mais quel lien avec Charles ? Autre interrogation.
S’adressant à nouveau au policier, le concierge leur signala que Youri, outre la fille rousse, certainement Katerina, avait reçu une autre femme durant son séjour, avec laquelle, il avait déjeuné avant de regagner avec elle sa chambre e début d’après-midi.
Qui était cette femme ?
Certainement cette « NIMA », mais que pouvaient-ils se dire elle et Youri ?
Peut-être que Katerina voulait la présenter à Youri, ce qui est normal, si Katerina aimait les femmes, elle devait être, sa nouvelle campagne. Mais le concierge l’a décrivit comme une personne âgée au moins d’une cinquantaine d’années. Katerina, elle était assez jeune. Serait-ce sa mère ?
Toujours selon le concierge, la femme s’exprimait très bien en français, sans aucun accent et devait être bourgeoise par rapport à ses bonnes manières, sa tenue et les bijoux qu’elle portait ce jour-là.
Tiens, qui pouvait donc être cette, apparemment différentes d’après la description du concierge de l’hôtel, des personnes que pouvaient fréquenter Youri et Katerina ?
Les policiers se retirent et regagnent leurs bases avec cette énigme, la femme en question, et la conviction qu’ils feraient un grand pas vers la résolution de cette affaire en retrouvant cette femme. Ils avaient raison.
Aucun objet, le jour de l’incident n’avait apparemment été volé dans l’appartement de Katerina. Ses bijoux, l’argent, les tables, les objets d’art, étaient là en évidence, le mobile ne devait donc pas être l’argent. Les policiers avaient à l’entrée de l’appartement récupéré une broche qu’ils avaient intriguée, pour l’analyser au laboratoire.
Bientôt la broche allait révéler l’identité de son propriétaire.
L’homme est parfois un être complexe dont le comportement peut difficilement être cerné. On pense connaître quelqu’un et au final, on peut souvent être surpris de certaines actions.
Y a-t-il une morphologie-type du meurtrier, y a-t-il un âge pour tuer ? Mais encore au-delà de ça, le pouvoir, l’argent, justifie-t-il tout ? Peut-on quelque soit le préjudice subi se faire soi-même justice ?
La vie est pleine de secrets et de surprises.
Les empreintes retrouvées sur la broche récupérée dans l’appartement appartiennent à la tante de Charles, le rapport est formel. L’inspecteur se rend à l’hôtel pour avoir plus de précisions avec le journal du matin sur lequel figure la tante de Charles. Le concierge de l’hôtel et le voiturier sont formels, la photo est bien celle de la personne qu’ils avaient vu à l’hôtel en compagnie de Katerina et de Youri.
L’inspecteur stupéfait, accompagné de ses hommes se rendent à l’hôpital chercher la tante de Charles restée à son chevet.
En voyant arriver l’inspecteur, la tante meurtrie, laisse transparaître ses larmes et sa culpabilité. L’inspecteur toujours stupéfait, comprend l’aveu, mais son regard parait songeur. Pourquoi, au fonds de lui se demande-t-il ? Qu’est ce qui peut pousser une femme aussi respectée et envié, à commettre un acte aussi déplorable, aussi horrible ?
La tante, le regard rivé sur son neveu, lui passe une dernière fois, la main dans les cheveux, ses grosses gouttes de larmes, bientôt lui noient le visage. Plus tôt, elle avait appris du docteur en charge de Charles, qu’il ne marcherait plus jamais, qu’il avait tout le corps paralysé, la balle lui avait fait d’énormes dégâts corporels.
Comme pour se libérer d’un trop plein de chagrin, si douloureux à supporter, elle se lâche et ans qu’on le lui demande ou qu’on l’oblige, elle se met à parler, à s’expliquer comme pour se justifier et se faire pardonner par son neveu, son adoré.
Elle connaissait Katerina.
Elle l’avait connu dix ans auparavant quand son fils était rentré de ses longues vacances de Russie. Il souhaitait l’épouser à l’époque et elle s’y était opposée.
Elle continuait à le voir, amoureuse de culture et d’art elle aussi, elle fréquentait régulièrement sa galerie, elle lui a même acheté plusieurs œuvres et Katerina effectuait quelques fois pour elle, des voyages en Russie, pour lui trouver et lui faire parvenir des œuvres inédites d’artistes et antiquaires russes.
Elle savait que Charles la voyait et ignorait que Katerina et Charles étaient amants. Elle ne pouvait l’imaginer parce que Katerina avait été la chérie de son fils, et Dieu sait comment Charles aimait et respectait son cousin, mais en plus son fils, lui avait signifié que Katerina aimait plutôt les femmes.
Récemment Katerina lui avait proposé de financer sa galerie pour acquérir d’autres œuvres que lui proposaient de nouveaux artistes russes.
Son amour, sa passion pour la culture et l’art l’avait attiré bêtement dans un piège, qu’elle allait amèrement regretter.
Elle me mit en contact avec un artiste du nom de Youri, le même et fameux Youri.
Elle s’était entretenue à plusieurs reprises avec lui et ensemble, ils étaient convenus d’une entrevue durant le voyage de ce dernier à Paris, où celui-ci était censé lui montrer certaines de ces œuvres.
Une fois à Paris, Youri rentre en contact avec Katerina qui alla la chercher pour leur rencontre.
Cette rencontre eut lieu dans l’hôtel de celui-ci à Paris les Champs-Elysées. Tout se passait bien, il était charmant et gentil. On déjeuna ensemble, et là, me fit la proposition de me montrer quelques unes de ses œuvres dans sa suite.
Ce fut mon erreur.
Une fois dans sa suite, se trouvait effectivement certains tableaux. Katerina nous servit du champagne et dans mon verre me mit une substance qui m’endormit quelque temps après.
A mon réveil, j’étais nue dans son lit, et lui étendu à poil dans le divan. Il avait abusé de moi sexuellement, et avec Katerina, ils avaient filmé toute la scène, quatre heures de sexe, et menaçait de la diffuser sur Internet si je refusais de me plier à ses exigences, dont celle de lui céder mes parts dans l’entreprise familiale.
Plus j’y réfléchis maintenant et je me rends compte que leurs intentions à lui et à Katerina étaient sans doute de s’emparer à long terme de l’entreprise.
Les moyens étaient bons, l’idée assez astucieuse, Youri les parts de la tante et Katerina les parts de Charles en devenant sa femme.
Que pouvais-je faire d’autre ? Il ne me laissa pas le choix affirma la tante de Charles.
Et vous comment auriez-vous pu réagir ?
Ce soir là, il avait plu, nous étions tous à une soirée d’exposition que sa galerie avait organisé.
Je l’épiais, je l’avais suivi après la soirée, je la savais en compagnie de quelqu’un, j’imaginais Youri, je me suis trompé.
La porte de l’appartement n’était pas fermée, les deux étaient sur le lit à s’amouracher, je n’ai eu qu’à tirer trois coups de feu puis je suis parti de là sans me retourner.
Puis rentrer chez moi, j’allais au bureau de mon mari, déposer l’arme. Elle appartient à mon mari, vous la retrouverez dans le tiroir gauche du bureau de mon mari.
Le policier surpris, demande de quelle arme parlez-vous ? L’arme du crime a été retrouvée dans la main de Charles sur le lieu de l’incident.
Le rapport du laboratoire a conclu que les balles trouvées sur le lieu du crime correspondaient sans aucun doute à celles de l’arme du crime, en possession de Charles.
L’arme de la tante n’était donc pas l’arme du crime, et elle, encore moins la meurtrière.
L’inspecteur, avec un certain soulagement se rend à la villa de la tante de Charles. En sa compagnie, ils se rendent au bureau de son mari, où là effectivement se trouve l’arme en question, qu’elle lui présente. L’inspecteur s’en saisit et une fois au poste, le rapport du laboratoire vient atténuer tout soupçon.
Les empruntes de la tante sont retrouvés sur l’arme et plus incroyable encore, les balles de l’arme sont des balles blanches donc n’ont pu servir à tuer qui que ce soit. En effet, le mari s’en servait tout juste pour dissuader les inconnus.
Qui est donc l’auteur de l’incident ? Charles a-t-il vu son agresseur lui qui est toujours dans le coma ?
Qui d’autres en voulaient à Katerina et à Charles ? L’enquête décidément piétine toujours encore.
La police continue ses investigations.
Bientôt, elle parvient à rentrer en contact avec le deuxième numéro inconnu et à parler avec « NIMA ».
NIMA est le nom que Katerina avait attribué à cette dame qui s’appelait en fait Vanessa.
Vanessa, une fille également très belle et charmante que les policiers rencontrent lors de l’interrogatoire, est effectivement la copine de Katerina avec qui elle entretenait une relation sexuelle et ce depuis quelques mois maintenant.
Elle se trouve également être employé de la galerie que Katerina dirigeait et donc se trouve aussi être sous les ordres du cousin de Charles.
Plus intéressant encore, des photos prises lors des surveillances, indique clairement que elle et le cousin de Charles se voient assez fréquemment et ont une aventure depuis un certain temps.
Peut-il y avoir mobile ?
Travaille-t-elle aussi pour son amant ?
Est-elle suspecte pour autant ?
Autant d’interrogations auxquelles les policiers doivent trouver des réponses.
Autre informations du laboratoire d’analyses policières, plusieurs traces de pas ont été découvertes sur le lieu de l’incident, quatre au total, dont ceux de Charles et de Katerina, ceux de la tante de Charles et ceux d’un autre homme, le rapport est formel.
La police décide alors de se saisir des chaussures des deux premiers suspects que sont le cousin et l’oncle de Charles, tous deux ont de sérieux mobiles pour les policiers, l’un pour le pouvoir, le profit et la jalousie, l’autre pour avoir la paix, d’autant plus que tous deux connaissaient également très bien les deux victimes.
Heureuse coïncidence, elles correspondent à celui d’un des deux individus, mais cela ne suffit pas selon l’enquêteur pour le coincer.
La police sait que le soir même, la voiture du cousin de Charles était présente sur les lieux, des témoins l’avaient vus et confirment cela.
Les policiers décident de s’emparer des vidéos des caméras de surveillance de la rue de Katerina.
Il apparaît clairement que le véhicule est bien celui du cousin. La netteté de l’image permet de voir une silhouette que l’agrandissement va permettre de bien identifier.
Stupeur, le type au volant n’est pas le cousin, mais son père, l’oncle de Charles.
La police sent alors qu’elle approche du dénouement de l’histoire.
D’autres informations surviennent encore du laboratoire, concernant l’arme du crime, le numéro de série.
Grâce au numéro de série, la police parvient à mettre la main sur le propriétaire de l’arme que le vendeur reconnaîtra toute de suite parmi le lot de photo proposé par l’inspecteur. Il s’agit de Vanessa.
Vanessa est alors cuisinée par les flics et reconnaît le fait. Elle l’a acheté pour le père de son amant, l’oncle de Charles.
Les policiers tiennent enfin leurs coupables.
L’oncle de Charles est arrêté, à son bureau, en compagnie d’une pute, la drogue plein les narines entrain de se faire tailler une pipe, sous les yeux dégoûtés de son épouse, la tante de Charles.
Lamentable n’est-ce pas ? La nature nous fait aussi don de ces créatures.
L’oncle qui sent que tout est fini, se met rapidement à table, espérant bénéficier de la clémence des policiers pour avoir aussi vite coopéré.
Il connaissait Katerina, il connaissait aussi Youri.
Katerina et lui travaillait pour lui. Il était devenu son associé, un peu forcé par les informations que Katerina détenait sur lui et avec lesquelles elle le faisait aussi chanter.
Youri et lui avaient décidé de s’accaparer la société de Charles et d’en faire leurs propriétés.
L’idée était toutes simple.
Sa femme était censée céder ses parts à Youri pour éviter le scandale dont elle était victime, scandale qui avait été orchestré par lui.
Il était au courant du faux meurtre de la tante ou en se faisant condamnée, elle lui aurait cédé les parts de la société que lui, allait alors gérer.
En tuant Charles, il deviendrait alors avec son fils, les uniques propriétaires.
Il avait essayé de faire croire à un suicide pour éviter tout soupçon sur sa personne, en tuant Katerina, il effaçait tout risque de témoins.
Vanessa l’avait aidé pour avoir la direction de la galerie après la mort de Katerina et son fils, sa revanche sur son cousin qui lui avait pris Katerina.
Après la soirée, il avait suivi les deus tourtereaux, sa femme aussi. Il avait constaté l’absence de son arme à son bureau et avait conclut que sa femme souhaitait se venger, elle seule avait accès à son bureau.
Il avait emprunté la voiture à son fils et n’avait plus qu’à attendre que sa femme commette l’irréparable pour ensuite agir. Ils avaient pris soin de les droguer lors de la soirée en injectant du poison dans leurs verres lors de la soirée, à son arrivée à l’appartement, ils dormaient déjà comme des morts.
A l’attente des aveux de son mari, la tante ébranlée s’évanouit.
Ils ont tous été inculpés, à l’exception de la tante et de Youri qui a malheureusement pu s’enfuir, et dorment tous aujourd’hui en prison.
Charles lui est toujours dans le coma, même s’il parvient à s’en sortir, sa vie sera très difficile à vivre.
Sa tante a abandonné les affaires, elle s’est réfugié auprès de bonnes sœurs où en prière, elle attend le réveil de son neveu, mais également sa mort, elle qui est en phase terminale de cancer.
Voilà, peint le sombre tableau d’une famille riche mais très malheureuse comme quoi l’argent ne fait pas forcément le bonheur.
PS : des photos des personnages et des principales scènes viendront en supplément pour rendre agréable la lecture.
Titre 3: Amour, gloires, famille et tragédies.
L’histoire que je vous raconte se passe il y a quelques années, à Paris, ville de l’Amour, entre un blanc et une noire, une célébrité et une inconnue, entre un riche et une pauvre, entre deux personnes tout simplement, deux personnes que beaucoup sépare et que tout rapproche, une histoire d’amour entre un frère et une sœur.
Lui
Il est héritier d’une grande dynastie aristocratique, dont la mère unique héritière a fait fructifier l’immense héritage familiale à travers un immense empire industriel qu’elle dirige de main de maître et dont lui en est le second.
Il a bénéficié d’une enfance royale, a toujours eu ce dot il rêvait et avait envi.
Il est beau comme tous ces jeunes acteurs américains, il est très intelligent car il a fréquenté depuis son enfance, les meilleures écoles du monde. Il est célèbre par le nom de son père, brillant intellectuel, qui fait une grande carrière en politique grâce à l’appui de sa femme et de son beau-père, et est aujourd’hui devenu Ministre d’Etat. Mais il est aussi célèbre par ses frasques et sa bande de jet setters.
Véritable playboy, il a à son palmarès de nombreuses conquêtes parmi les stars et les fortunes de son pays tout comme son père, a qui cela à de nombreuses reprises, a failli coûter le mariage et la carrière politique.
Son père d’ailleurs est donné favori par tous les sondages à la prochaine présidentielle de son parti politique, passage obligé pour rêver gagner l’élection présidentielle de la République à venir.
Lui, aujourd’hui a trente cinq ans, a quitté la maison familiale, et vit dans un appartement somptueux dans le quartier chic de la ville.
Il fréquente une fille charmante, artificielle, mesquine, arrogante et méchante, qui a pour elle, le fait d’être elle aussi, une riche héritière de grands entrepreneurs, dont la fusion pour sa mère, lui permettrait de détenir le monopole du marché, et pour le père serait un allier de poids dans sa quête présidentielle.
L’union des deux familles est donc à la fois, un enjeu politique et économique. Elle deviendrait la famille la plus puissante du pays et lui l’héritier le plus riche.
Elle
Elle, métisse, sa mère était une immigrée africaine. Elle est la fille adoptive et unique du majordome et de la cuisinière de la riche famille de Lui. Elle a aujourd’hui trente ans, belle, très belle même, naturelle, généreuse et très intelligente.
Elle a eu une enfance heureuse et modeste, loin de Lui, qu’elle n’a quasiment jamais vu, malgré le fait habitait la même maison, sauf pour le servir lui et sa famille quand sa mère était souvent malade.
Elle, après de brillante étude, grâce à la générosité de la maman de Lui, a décidé de s’occuper via son association, des enfants en difficulté et abandonnés, dont tout le monde en dit du grand bien, la rendant à sa façon, célèbre et connue un petit peu moins, des gens et des médias.
Elle est beaucoup accrochée à son travail et à sa famille, sort très peu et n’a que pour seule amie, la petite sœur de Lui, un peu moins âgée que tous les deux, timide elle aussi qui a su la comprendre et lui ouvrir son cœur, et qui durant tout le temps n’a cessé de l’aider et de la soutenir dans la vie en lui faisant don, déjà dès l’enfance, de vieux vêtements, de vieilles robes et toutes autres choses dont elle n’avait pas besoin, mais aujourd’hui, en étant après sa mère et son père, l’autre mécène de son association.
Lui par contre, n’a pas revu Elle depuis des années malgré le fait qu’Elle vive encore chez ses parents et qu’il s’y rende deux à trois fois par mois.
Mais Elle est en réalité la fille du père de Lui, son deuxième enfant qu’il a eu lors d’une de ses nombreuses escapades, avec l’une des servantes de la maison, morte en couche et qui se trouvait être la protégée des parents adoptifs, le majordome et la cuisinière, qui au courant n’ont jamais voulu révéler à quiconque, même pas à Elle, le secret, son secret.
Un jour, alors que lui se rend au supermarché rejoindre sa mère pour les achats du dîner de fiançailles du soir avec sa fiancée et sa belle famille, il rencontre Elle.
Elle est là au côté de sa mère parce qu’elle est venue aider la mère de Lui à faire les courses en lieu et place de sa mère adoptive, la cuisinière de plus en plus malade à cause de son cancer du pancréas, découvert il y a peu.
Elle doit leur faire la cuisine et les servir durant le dîner de ce soir à l’occasion des fiançailles de Lui et de sa riche héritière de fiancée.
Au premier regard, au premier bonjour, surgit une lueur dans les yeux de Lui. Son comportement est trouble, son corps bientôt trempé de sueur et son cœur bat plus vite.
Sa mère qui a tout suivi, et qui connaît son fils, sait à cet instant qu’il se passe quelque chose.
Son fils a comme une illumination, un coup de foudre, il est amoureux. Elle est tout à fait indifférente.
La journée se poursuit, les courses se terminent et durant la soirée, malgré la présence de ses beaux parents et de sa fiancée, Lui n’a que de pensée pour Elle et l’observe, discret à travers des regards volés. Les fiançailles ont lieu, au grand bonheur des deux familles, une date est fixée pour le mariage.
Le service et la cuisine sont appréciés par les convives. La soirée se passe bien pour tous, sauf pour la mère de Lui qui durant la soirée, a observé son fils et a compris ce qui se passait. Il faut dire qu’elle a peur, pour ses futurs intérêts qu’elle aura grâce à l’union de son fils, son titre de femme la plus riche et la plus puissante du pays et plus encore celui de première dame du pays grâce au soutien de poids du père de la jeune fiancée à son mari. Elle décidé de se mettre son mari et sa nouvelle belle-fille au courant.
Lui, malgré sa nouvelle vie, sa fiancée et son nouveau statut, n’arrive pas à oublier Elle, à qui il décide en secret de faire la cour, et qui après moult tentatives de séduction cède et tombe elle aussi amoureuse de Lui.
S’entretient alors dans le grand secret, une relation entre Elle et Lui, tous deux amoureux.
Frères et sans le savoir, ils tombent amoureux l’un de l’autre, comme même pas Elle aurait pu l’imaginer.
Elle est une seconde mère pour Lui, douce, calme et tendre, Elle le câline et le dorlote tout le temps comme un nouveau-né.
Lui la fait rêvé et lui offre tout ce dont Elle a été privée toute sa vie, le paroxysme du romantisme.
Bientôt, ils s’amourachent et s’entrelacent dans tout Paris. Ils vivent comme Gainsbourg et Brigitte.
De cette relation secrète, seul est au courant le meilleur ami de Lui, très coureur lui aussi, amoureux d’Elle, alcoolique et drogué à ses heures perdues, mesquin et opportuniste, mais fidèle et serviable à Lui depuis de nombreuses années, qui lui-même en secret, désire se marier avec la sœur de Lui, à qui il a entrepris de faire la cour, pour bénéficier de sa part d’héritage, une fois marié, et qui a pour actuelle copine, une célèbre journaliste d’investigation à la solde de l’opposition et dont la famille a été humilié et ruinée, séparée, écartelée, après le suicide d’un père et la dépression d’une mère, et ce à cause de la famille de Lui, de la mère de Lui, dont l’entreprise à l’époque leur était concurrente.
Et lors d’une soirée très arrosée en compagnie de sa future fiancée, la petite sœur de Lui, lui révèle le secret de son frère, à elle qui lui reproche ses infidélités vantant la respectabilité de son frère aîné, et à sa copine, la journaliste, qu’il ira retrouver peu après avoir raccompagné sa future fiancée, et qui tient là, une occasion inespérée de se venger.
Quand tout va bien et là tout allait bien, il y a quelqu’un ou un évènement qui vient et qui vous détruit tout.
Bientôt le scandale éclate dans la presse, la copine, la journaliste, tient son scoop, son enquête, mais surtout son glaive.
Bientôt, la ville, le pays est en émoi.
Les riches, les célébrités ont aussi des secrets, s’interroge-t-on ?
L’infidélité de Lui paraît de l’ordre du surnaturel, tellement celle qui a décidé de vivre à ses côtés, sa riche héritière, représente à leurs yeux, un cadeau du ciel, un must de la vie.
Quel gâchis, s’expriment-ils ?
Mais personne, même encore à ce moment là, n’est encore au bout de la surprise. Cette polémique est à la une de l’actualité nationale.
Qui est Elle, qu’a-t-elle qui suscite autant de folie de la part d’un homme, Lui, qui malgré la farouche opposition de sa famille à cette union honteuse et sacrilège, et les nombreuses menaces de le déshériter, proférées par sa mère, se sépare de sa fiancée.
La famille d’Elle, choquée, désemparée et déçue, il faut dire que les deux vieux devaient beaucoup à la famille de Lui, notamment la prise en charge des soins du cancer, de la cuisinière et le petit confort dans lequel ils ont vécu toute leur misérable de vie de pauvres campagnards, heureux d’avoir trouvé un toit et de la nourriture à Paris, s’oppose également à cette union et sous l’incompréhension et la pression d’Elle craque et se relâche.
Ils ont été acculés à ne plus savoir quoi faire et décident de lui révéler le secret de sa naissance, que les enquêtes de la journaliste sont entrain de dévoiler au grand jour.
Elle est la fille du père de Lui.
Elle est la fille d’une union maudite, entre le père de Lui, le politicien émérite et la bonne, violée et intimidée à de nombreuses reprises par ce dernier, renvoyée ensuite et abandonnée, à la rondeur trop évidente de son ventre, puis recueillie et hébergée dans le plus grand secret des vieux, devant lesquels elle donna naissance et mourut quelques instants plus tard sans poser regard sur sa progéniture, par paix ou par peur, on ne saura jamais.
Quelqu’un m’a dit un jour, que la vie était indéniablement, à part égale, une association de bons et de mauvais moment.
Ce qui voulait dire, que quand on avait vécu trop heureux, il fallait s’attendre à vivre à la même hauteur des moments très malheureux aussi.
Les rêves peuvent souvent tourner aux cauchemars.
Toutes les alliances peuvent se nouer et se dénouer.
Honneur, gloires et richesses sont tout simplement l’autre face du déshonneur, de la honte et du mépris.
La famille très affligée par ce scandale, s’en sort déshonorée.
Les parents de Lui divorcent et se retirent chacun dans leur forteresse, loin du monde public, ils n’en sortiront plus.
Lui très amoureux, souffre terriblement de cette révélation. Il se suicide dans une chambre d’hôtel, à cause d’un amour devenu impossible. Il a laissé un mot : « je t’aimerai toujours ».
Elle, enceinte de Lui, s’exile loin de son pays, pour préparer la venue de son fils, le fils de Lui. La fiancée de Lui a menacée de la tuer, l’accusant à juste titre d’avoir gâché son foyer et son bonheur.
Le meilleur ami de Lui par qui le scandale est arrivé, a été arrêté par la police et condamné pour possession illicite de stupéfiants. Agressé sexuellement et physiquement en prison, il se suicide, pendu au plafond de sa cellule.
La petite sœur de Lui décide de faire don de ses biens et de ceux de son frère à l’association d’Elle qu’elle dirige depuis. Elle préfère rester célibataire et se consacrer corps et âme à cette œuvre caritative.
La copine du meilleur ami de Lui, la journaliste, a été élue par ses pairs, journaliste de l’année grâce à ses articles sur ce sujet. Elle va créer une école de journalisme.
La cuisinière est morte il y a peu de chagrin, à l’annonce de la mort de Lui plutôt que de son cancer et son mari le majordome d’homme, veuf triste, inconsolable, avec beaucoup de remords est reparti loin de Paris, vers son ancienne bourgade pour oublier, tout oublier et attendre lui aussi de mourir en paix.
L’inceste est un fait condamné à l’unisson par toutes les nations quelque soit leurs appartenances politiques, ethniques ou religieuses, et qui se définit comme des relations sexuelles entre proches parents.
Mais peut-on parler d’inceste entre deux proches parents qui ne se connaissent pas, qui ne le savent pas et par conséquent concevoir la continuité de cette relation ?
Mes parents m’ont toujours appris que l’Amour était un sentiment patient, plein de bonté et de tolérance ; l’Amour n’est point envieux ; l’Amour ne se vante point, il ne s’enfle point d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s’irrite point, il ne soupçonne point le mal.
L’Amour ne se réjouit point de l’injustice, mais se réjouit de la vérité.
L’Amour excuse tout, il croit tout, il espère et supporte tout.
L’Amour est un sentiment qui ne périt jamais.
Alors vous en Amour comme Lui et Elle, qu’auriez vous fait ?
PS : des photos des personnages et des principales scènes viendront en supplément pour rendre agréable la lecture.
Ces pages laissées blanches sont à vous pour vous permettre à votre tour de nous faire part, de partager avec nous, votre version de l’histoire. /.
Projet littéraire
La paix dans le monde passera nécessairement par la connaissance et le respect de nos différentes cultures, modernes ou anciennes, notre différence à tous est l’essence même de nos identités propres.
A quand, un ouvrage sur les sites touristiques et les monuments historiques africains, idylliques et magnifiques ;
A quand un ouvrage sur les plus belles capitales, avec le contraste entre belles tours et terrifiants bidonvilles ;
A quand un ouvrage sur la cuisine du terroir africain qui a et continue d’inspirer de nombreux chefs étrangers, la cuisine des vielles marmites de nos mamies africaines et magrébines, si gentilles et chaleureuses ;
A quand un ouvrage sur le peuple africain beau et fort, son histoire, sa culture, ses us et ses coutumes, son vécu, ses bonheurs et ses drames, ses inquiétudes et ses espérances.
A quand un ouvrage sur les contes et histoires africaines.
Le monde, à tous, nous fait peur parce qu’il nous ait inconnu, et l’homme naturellement a peur de l’inconnu, faire connaître l’Afrique par les africains, la diaspora et à travers le monde entier est un défi que ce projet souhaite relever, s’il vous plait aidez nous à le réaliser.
L’idée, le génie de ce projet est tout simple.
Muni d’un appareil photo, d’une caméra numérique, d’un smart phone, je m’engage pour une vaste exploration africaine, via les voies, aériennes, maritimes et terrestres, pour sillonner toutes ses contrées, du Maghreb au cap, de Dakar à Madagascar, aller à l’encontre des peuples, les citoyens au quotidien, apprendre de leurs différents modes de vie, communiquer, échanger avec eux, pour au final, relater toutes ces rencontres, tous ces moments privilégiés au travers d’un ouvrage photo et de belles cartes postales, raconter l’Afrique, mon Afrique, le berceau de l’humanité.
Le budget pour la réalisation de ce projet s’élève à 15 000 euros, 10 000 000 FCFA.
Il comprend les frais de transport, de nourriture, d’hébergement et d’autres frais annexes itinérants au projet.
Les fonds recueillis à travers ce projet permettront de soutenir des causes de nombreuses associations africaines qui se battent sans relâche, contre la pauvreté, la famine mais encore les pandémies, la désertification, le recours à l’eau potable, pour le mieux-être de nos populations, soutenir les populations lors d’intempéries ou de catastrophes humanitaires comme à Haïti.
Ce manuscrit est le fruit d’énormes heures de travail, respectez le. Toute copie et utilisation malsaine fera l’objet de poursuite judiciaire.
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