26.01.2010
mon bilan, mo regard
KONE ISSA CHARLES
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L’an 1960-l’an 2010, la Côte d’Ivoire, mon pays, ancienne colonie française, pays de Feu le Président HOUPHOUET-BOIGNY à qui l’on doit notre indépendance, plateforme internationale et africaine, moteur économique de l’Afrique de l’Ouest, fêtera l’année prochaine ses cinquante ans.
A l’aube de ce cinquantenaire, j’ai cru bon de faire un bilan, politique, économique et sociale, avec mon regard de jeunes, surtout un bilan de ces dix dernières années, où nous avons successivement connu, coup de force, coup d’Etat militaire, élection sanglante, rébellion, crise politique et économique, fracture sociale et bientôt des élections qui s’annoncent sous haute tension.
La population ivoirienne est de plus en plus pauvre, sept sur dix familles souffrent de la pauvreté.
Les enfants sont de plus en plus livrés à eux-mêmes, et pour la plupart d’entre eux sont obligés d’abandonner l’école, faute de moyens et de suivis, de s’adonner à la prostitution et à certains trafics pour gagner de quoi s’occuper d’eux et souvent prendre en charges leurs propres familles et rarement pour se payer des études.
Le chômage des jeunes en Côte d’Ivoire atteint le 65%, du coup, la violence et la délinquance juvénile notamment augmente aussi.
La santé.
La population n’a plus de quoi se soigner. Les médicaments dans les hôpitaux publics il n’y en a plus, les médecins les désertent pour des cabinets privés afin d’arrondir les fins des mois.
Avec la crise, tous les prix des produits ont hyper flambé, et aujourd’hui les salaires ne suffisent plus, ce qui explique que la corruption soit en vogue dans toute l’administration publique.
La corruption des fonctionnaires de la République et leurs complices a permis au bateau PROBO KOALA, de déverser des déchets hautement toxiques et radioactifs dans les eaux et sur le territoire ivoirien, nous offrant des spectacles désolants et désastreux avec la contamination de nos habitants.
La pollution parlons-en.
Les déchets cohabitent dans les mêmes rues que nous quotidiennement au su et au vu de nos autorités. La lagune bordant la ville, autrefois la perle de la ville est devenue juste un tas d’eau pollué dont l’odeur nous est aujourd’hui plus qu’insupportable, le résultat de nombreuses maladies.
L’éducation.
L’éducation ivoirienne est aujourd’hui une calamité.
L’université ivoirienne, temple du savoir, construite en tout début de l’indépendance par feu Houphouët-Boigny, était censé accueillir moins de 8000 étudiants, aujourd’hui ils sont presque à plus de 50 000 étudiants.
Quelle formation en attend-on ?
Les lieux sont délabrés, occupés par des personnes qui n’ont ni de près, ni de loin le droit d’y être, des personnes aux activités douteuses et le bastion d’une jeunesse extrémiste, embrigadée, embrochée dont le seul désir, la seule est d’asseoir son pouvoir pour le racket, en se mettant à traumatiser et à violenter, tous ceux qui tenteraient de s’y opposer.
La drogue, l’alcool, la fraude et la prostitution se sont implantés dans nos milieux scolaires et sont des barrières importantes à la bonne croissance et à l’éducation la meilleure de nos jeunes frères.
La fracture.
La fracture sociale est une réalité dans mon pays.
La crise survenue n’est que le résultat de tant de frustrations à cause de la marginalisation d’une certaine partie de la population, d’une certaine partie des enfants de ce pays.
L’Ivoirité, autrement la recherche de l’identité nationale, a crée la division entre les fils et les filles de ce pays.
J’accuse toute la classe politique dans son ensemble qui pour ma part a fauté dans l’application des règles et de l’éthique démocratique.
Rien ne mérite, ni n’est trop grand pour qu’on s’en prenne à la vie d’autrui, car la vie est sacrée.
Mais c’est aussi méchant de priver un individu de don droit à la citoyenneté et de le rendre apatride.
J’espère que les élections à venir, nous permettront, non pas de l’oublier, mais de se pardonner le passé, et faire un sacré bond vers l’avenir, et reconstruire ce pays qui a déjà assez perdu dans cette crise stupide, voilà une dizaine d’années.
Ce pourquoi, j’en appelle à l’opinion internationale, aux observateurs internationaux, à la solidarité internationale, afin de mettre la pression, leurs savoir-faire, leurs connaissances et leurs expériences au service de mon pays qui n’a que trop souffert, pour le bon déroulement des prochaines élections.
L’avenir de ce pays est à ce prix.
Pour finir, le suicide se définit comme l’action de donner la mort, mais également comme l’action d’exposer gravement sa vie, son autorité, de se nuire soi-même, et des suicidaires, des personnes, comme vous et moi, en proie au désespoir, en proie à l’envie de mourir, à cause de la misère et des difficultés de la vie.
J’ai bien peur, qu’on arrive à cette situation si rien n’est fait au plus vite pour la jeunesse ivoirienne, encore une fois, livrée à elle-même, abandonnée, délaissée par notre société déchirée et nos politiques trop occupés à leurs quêtes du pouvoir et du jouissif.
20:41 Publié dans Action humanitaire, articles, Développement économique, Education, Environnement, littérature, LUTTE CONTRE LA FAIM, Santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note













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Commentaires
Bonjour, que faite vous exactement ,ou cherchez à faire,votre but
je vois un bilan sur côte ivoire .
Ecrit par : KASSI | 27.01.2010
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