19.08.2010
économie
KONE ISSA CHARLES
11 BP25 ABIDJAN 11
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http://charlesissa.solidairesdumonde.org
République de Côte d’Ivoire
La crise de 1929, l’actuelle crise mondiale et ses impacts sur les pays africains.
La crise de 1929.
La crise de 1929 est avant tout une crise de surproduction qui se traduit au terme des dix ans qui ont succédé la première guerre mondiale qui-elle-même avait mis fin à la première grande crise du capitalisme de 1873.
La surproduction a entraîné une baisse des taux du profit insupportable pour le capital avec comme corollaire un développement du chômage suit à une période de très intense accumulation du capital qui se traduit par des concentrations énormes et la constitution de grands groupes industriels monopolistiques existant encore aujourd’hui.
Cette énorme concentration du capital a développé les moyens gigantesques de production et pesé négativement sur le taux de profit et ce phénomène a été accompagné par des phénomènes spéculatifs. Rappelons qu’une des caractéristiques du capital consiste à la dissociation du capital argent de la production.
Il y a donc eu une énorme spéculation entre 1924 et 1929, entrainant une différence entre le niveau de la production matérielle et le niveau de la spéculation.
Comme aujourd’hui le facteur financier a été non pas la cause mais le facteur déclenchant la crise.
Par exemple aux Etats-Unis, quelques secteurs avaient connu une croissance remarquable, les industries neuves, l’automobile, l’industrie électrique tandis que d’autres secteurs étaient morts parce qu’il y avait une surproduction structurelle dans l’agriculture, le charbon était en crise, il y avait du chômage massif dans toutes les vieilles industries.
Conséquences de la crise de 1929.
La réduction drastique des salaires ;
Les fermetures des petites entreprises et le licenciement massif des travailleurs ;
La baisse du niveau de vie des populations de 30% à 40%, souvent même plus.
Une crise se traduit par l’éviction massive de salariés et donc un chômage de masse, ce que Marx appelle l’armée de réserve, qui est un élément majeur de la réduction des salaires.
Il y avait donc des capacités productives gigantesques mais plus de marché. La spéculation s’écroule et la valeur boursière des firmes ressemble à ce qui se passe aujourd’hui. Le capital est alors obligé d’adapter la production à la situation. La production s’arrête, les marchés se restreignent et c’est la boule de neige.
L’Allemagne est alors la plus touchée par cette crise, elle était à l’époque, dans une moindre mesure, dans la situation des Etats-Unis aujourd’hui. L’Allemagne était un pays qui vivait complètement à crédit qu’elle avait largement emprunté depuis 1924. Mais au moment de la crise, les prêteurs rapatrient massivement leurs billets et le pays s’effondre par pans.
Autre facteur, l’Allemagne était un gros producteur de biens de productions, ce qui s’effondre le plus vit en cas de crise.
C’est ce qui explique aujourd’hui la situation de l’industrie automobile, ou des machines outils. Tout ce qui ne relève pas de la consommation contrainte, alimentaire peut s’effondrer dans l’armée.
L’Allemagne e trouve avec un chômage de 50% et tout le reste en chômage partiel. En 1932, le pays compte 7 millions de chômeurs, avec pour l’essentiel un seul client, l’URSS qui était en pleine santé et qui avait des taux de 15.20% par an.
Aux Etats-Unis, c’est du même ordre. Les Etats-Unis font partie des pays ou le capitalisme est le plus concentré, producteur de bien de production : c’est là que la chute de la production a été très forte, extraordinaire. En deux ans la production industrielle américaine a baissé du tiers.
Pour le capitalisme, la solution de la crise suppose que les salaires soient réduits de manière drastique. Et c’est là qu’on comprend la sortie de crise. Le capital qui contrôle l’Etat exige pour restituer les conditions de fonctionnement du capital que les salaires soient complètement écrasés, ce qui est fait par le chômage et par l’action direct sur le niveau des salaires. Il exige que des pans entiers de l’économie soient sacrifiés. Et comme il n’y plus de marché, qu’il ne lui est plus possible d’ouvrir des marchés pacifiquement, il tente de le faire par la guerre.
La seconde guerre mondiale, solution à la crise.
En période de crise, chaque capitaliste essaye de liquider la concurrence des autres en se taillant des parts nouvelles de zones d’exploitation et comment se les taille-t-on ?
Par la conquête.
L’Allemagne a essayé de conquérir le monde, l’une et l’autre y sont assez bien arrivées et les petits impérialistes essayent de se tailler un petit morceau dans tout ça.
Le capitalisme ne peut gérer la crise que par la guerre générale. Toute absence de réaction populaire en vue de transformations profondes est une chance de plus donnée à la solution de guerre générale pour réduire la crise, ce pourquoi nous sommes tous responsables des malheurs faits aux irakiens et aux afghans par notre silence coupable.
Réactions des gouvernants.
On dit un grand mensonge aux gens. On leur dit qu’à l’époque, les Etats ne sont pas intervenus comme aujourd’hui. Mais ils sont intervenus tout de suite, ils ont nationalisé le secteur bancaire.
En Allemagne, Henrich Braning(catholique) qui est pouvoir de 1930 à 1932 nationalise de fait le secteur bancaire qu’Hitler rendra aux banquiers sans frais en 1933-1934 et l’Etat prend en charge toute série de secteurs. Les gouvernants à l’époque ont réagi exactement comme aujourd’hui, en protégeant le grand capital et en accablant les masses populaires.
Le new deal (plan de relance économique du Président américain Roosevelt entre 1933 et 1938) aux Etats-Unis a été caractérisé d’une part par un financement d’Etat considérable qui a pesé sur le contribuable sel et d’autre part la préparation de la guerre.
Le rôle des socialistes dans la crise de 1929.
La social-démocratie a essayé de trouver une solution ou elle pouvait. Elle avait comme à son habitude très peur des changements profonds. Elle a donc accompagné le capital dans ses tentatives pour résoudre la crise et a accepté la politique du moindre mal. Elle a accepté les baisses des salaires. C’était une stratégie d’accompagnement qui a contribué en Allemagne aux succès d’Hitler.
Dans les pays où les mouvements révolutionnaires étaient plus importants, où ils ont été capables de susciter une forte résistance de la population, la social-démocratie a dû consentir à la stratégie des fronts populaires qui lui a été imposé.
Toute une fraction d’entre elle restant subjectivement alliée au grand capital en accompagnant sa réorganisation drastique, allant même à se rallier à l’extrême droite fasciste. Les archives de la SIFO (ancêtre du parti socialiste français) sont très claires.
La crise actuelle donne la parole aux peuples pour trouver la solution la plu rapide compte tenu de ce qui va se passer.
Il y a donc eu en fonction des rapports de force, des stratégies différentes. Mais les stratégies défensives des ouvriers n’a jamais été la réponse spontanée des socio-démocrates.
Pour la social-démocratie, on laisse faire et on essaie de limiter le mécontentement populaire sans se mouiller.
L’actuelle crise mondiale causes et conséquences sur les Etats africains.
La crise financière devenue crise économique continue de ravager les grandes économies du monde. Cette crise a commencé à frapper l’Amérique puis s’est propagée en Europe et au monde.
Comment cette dépression que les experts présentent comme la plus grave de l’Histoire après celle de 1929, et les 50 et 60 années de progrès économique continu, est elle-elle survenue ?
A-t-elle un impact sur les économies des pays africains ?
Et comment ces Etats peuvent-ils l’éviter ou réduire ses impacts ?
Les causes de la crise financière actuelle.
1) les causes théoriques.
Pour l’économiste américain Milton Friedman, elle résulte de l’abandon de la régulation de la masse monétaire au jugement des autorités de l’Institut Centrale d’Emission (Banque Centrale).
Pour lui, ces autorités ne parviendront jamais à adapter la masse monétaire aux nécessités du moment.
Alors même qu’une masse monétaire doit s’adapter aux besoins d’augmentation des salaires, des stocks et prêts d’une part, la régulation de son augmentation doit permettre de maintenir l’économie dans la voie de la croissance.
La seconde cause qui découle de la première est les subprimes ou les prêts immobiliers qui ont été accordés de façon inconsidérée aux Etats-Unis par les banques.
En effet motivés par les profits, les organismes de crédits hypothécaires ont prêté à un secteur de la population déjà fortement endetté, espérant se faire rembourser sur le prix des biens parce quelles étaient certaines que la valeur de ces biens allaient monter et donc leurs prix allaient augmenter. Malheureusement, le secteur a fini par exploser en 2007, et les prix ont commencé à chuter et puisque les emprunteurs étaient insolvables alors les institutions de crédits hypothécaires se sont retrouvées très endettées et ont commencé à tomber en faillite.
Face à cette situation, les grandes banques par soucis de protection, ont refusé de leur octroyer de nouveaux crédits ou tout simplement ont préconisé le relèvement des taux d’intérêt.
La hausse du prix de pétrole qui a renchéri les coûts de production des entreprises industrielles, entraînant une baisse de compétitivité, l’augmentation des prix ; une baisse de la consommation des biens durables des ménages ; l’accumulation des stocks invendus par les entreprises.
Le renforcement des monopoles au détriment de la concurrence ; la forte concentration mondiale des fortunes entre les mains d’une minorité, le développement de la spéculation financière qui a pris une ampleur sans précédent dans l’histoire du système capitaliste mondial, favorisé par un système libéral sans gouvernail.
Les causes militaro-financières.
L’excès de financement des guerres contre le terrorisme en Irak et en Afghanistan, pour exemple l’occupation de l’Irak coûte aux contribuables américains, un milliard de dollars par semaine ; les boucliers anti-missiles également coûtent assez chers.
Les conséquences sur les économies africaines.
Les économies africaines ne sont pas pour le moment touchées parce que la plupart de ces économies sont faiblement liées au système financier international en dehors d’un pays comme l’Afrique du Sud.
Les mécanismes de financement mis en place sont très souvent rigides, en particulier dans l’espace de la zone franc.
On a aussi des banques de dépôt ou les spéculations sont en particuliers très rares. Par ailleurs, le continent a surtout comme atout majeur la disponibilité de matières premières ( pétrole, cuivre, uranium, or, café, cacao,…) mais ces économies sont très menacées parce qu’elles emportent essentiellement des matières premières qui sont exposées aux fluctuations des prix et les perspectives de relance économique et de la production des pays développés touchés par la crise sont faibles à court terme.
Par conséquent à la lumière des forces et des faiblesses, il apparaît que si la crise prenait des proportions plus importantes, au point d’être une crise économique généralisée comme la tendance se dessine actuellement, les conséquences sur les économies africaines seraient multiples :
La réduction de la production des pays développés entraineraient le ralentissement de la demande des matières premières et une baisse d leurs prix, ce qui provoquera l’aggravation des déficits budgétaires ;
Une réduction de l’aide publique au développement de la part des pays industrialisés afin de faire face à leurs propres difficultés ;
Réduction des investissements directs étrangers car par précaution les investisseurs étrangers voudront se contenter d’investir chez eux ;
Baisse des transferts de fonds en direction des pays africains à cause des licenciements massifs d’immigrés africains dans les multinationales en crise. Au chômage, ceux-ci n’auront plus de ressources économiques à transférer dans leurs pays d’origine.
Solutions
Pour éviter les impacts de cette crise, les pays africains doivent initier de nouvelles stratégies de développement et de coopération.
Au plan de la stratégie de développement
Les pays africains doivent abandonner la commercialisation des matières brutes par celle de produits finis transformés sur place dans des usines qu’ils auront construites ;
Développer, promouvoir la commercialisation de leurs produits sur le marché local ;
Produire des produits compétitifs et diversifier leurs partenaires à la recherche d’autres marchés potentiels, autrement dit diversifier leurs partenaires commerciaux et technologiques.
Au plan des stratégies de coopération
Elargir leurs coopérations avec les pays émergents tels que la Chine, l’Inde, le Brésil, la Corée du Sud, Taïwan et la Russie, à cause de nouvelles perspectives, des investissements massifs et de leurs technologies variées, mais aussi au regard de leurs consommations intérieures importantes à cause de leur forte population et leurs réserves de devises accumulées au cours de ces dernières années pour investir dans les pays africains ;
Elargir également leurs coopérations au pays du golf, dont les investissements plus que massifs boostent l’économie des pays industrialisés à commencer par les Etats-Unis ;
Mettre en œuvre le génie créateur des populations africaines.
La présente crise financière est la résultante de multiples facteurs. Au-delà des conséquences qui peuvent être dramatiques pour l’Afrique, cette crise peut aussi être une opportunité pour ce continent qui devra l’analyser et l’exploiter pour un véritable décollage économique et se voir propulser, à travers ces coopérations diversifiées avec les pays riches, dans le concert des nations émergentes. /.
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18.08.2010
ma gazette du mois d'août
KONE ISSA CHARLES
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République de Côte d’Ivoire
NON ES POTESTAS NISI À DEO.
Il n’est aucun pouvoir qui ne vienne de Dieu.
Dieu est la puissance et ceux qui exercent la souveraineté doivent la recevoir de lui.
Une vie qui trouve sa raison d’être en Dieu ne se réalise pas dans une activité frénétique mais dans le recueillement qui lui vient du sentiment de son néant en face de l’immensité de Dieu.
Mais lorsqu’on ne croit plus en Dieu, et c’est ce qui se passe en occident, rien d’autre que le profit ne justifie le travail, d’où la tendance à travailler de plus en plus et plus en plus vite.
Cependant, l’occident est entrain de passer en une phase nouvelle ; à la mort de Dieu succède la mort de l’homme.
L’homme produit et accumule, mais la personne humaine, faute de cette garantie de Dieu, est de plus en plus bafouée.
Ensemble méditons…
L’actualité française
Mme Bachelot, je ne vous apprend rien si je vous dit que la drogue est une substance toxique illicite qui détruit gravement l’organisme, qui engendre un état de dépendance et qui tue.
Aussi, si vous aviez un être cher, et je vous sais proche de votre fils pour vous avoir vu le dire à la télé, drogué c'est-à-dire une personne intoxiquée par l’usage de drogue, auriez vous fait, sincèrement, le choix de l’aider à s’en défaire ou préféreriez vous l’accompagner et le voir sombrer davantage dans son délire ?
C’est là toute la question sur l’existence de salles de shooting et toute la présence et l’importance de François Fillon à Matignon et j’espère qu’il y restera jusqu’au bout.
C’est toujours facile de prendre des décisions injustes voire saugrenues sur des faits qui ne touchent pas et dont nous ne maîtrisons pas l’ampleur de toutes ses conséquences.
Sécuriser et assurer la sécurité des personnes et des biens relève de la responsabilité de l’Etat, de ses forces de sécurité (police, gendarmerie, douanes) et de l’ensemble de ses forces armées.
Cultiver ou se cultiver, dans le sens de se former, se développer, se perfectionner, accroître ses connaissances, relève essentiellement de l’école, des enseignants mais également de l’individu lui-même.
Tandis que l’éducation qui se traduit par le fait d’élever quelqu’un, de lui inculquer les vertus et les valeurs morales dès le plus jeune âge relève obligatoirement et nécessairement de la responsabilité des parents.
Ainsi un enfant, un mineur, instable, délinquant juvénile n’est que le résultat d’une éducation caduque et saugrenue de parents irresponsables et/ou immatures excédés par une famille nombreuse, des relations tumultueuse, occupés par des heures insupportables de travail, des plans de carrière ou simples adeptes de l’avidité et de la cupidité.
Aussi je salue et je soutiens avec ferveur et vigueur le projet de loi proposé par Mr Eric Ciotti, patron en charge de la sécurité pour l’Ump, visant à mettre en cause et à sanctionner éventuellement la responsabilité parentale de ces derniers et je crois savoir que les articles 1382, 1383 et 1384 du code civil faisant référence à la responsabilité délictuelle et quasi-délictuelle confortent bien ce projet de loi.
Voilà un politique contrairement à beaucoup d’autres qui a compris qu’un enfant même d’immigré ne s’éduque pas à coups de matraque, ni à coût de billets fut-il 10 000 euros comme le proposait il y a peu pour lutter contre l’absentéisme, l’une des personnalité pour qui j’ai une profonde admiration, j’ai nommé Martin Hirsch.
Pour moi, jeune papa, je pense que la boussole est à l’explorateur, ce que les parents sont pour l’enfant, il est tout à fait logique et raisonnable que cela soit.
Permettez toujours pour l’actualité française du mois d’août que je salue moi aussi, après avoir critiqué les mercenaires d’Afrique du Sud, les performances extraordinaires, mémorables de la France du sport, la triomphante, la victorieuse, celle que l’on aime, qui durant cet été a fait montre de tout son énorme talent, en écrasant ses adversaires d’abord au foot avec les bleuets, à la course, à la nage, au saut, à Barcelone et à Budapest, en ramenant par la force de ses guerriers et amazones, Lemaître, Bandjock, Soumaré, Gomis, Navinéli, Aron, Bousquet, Alain Bernard, Camille Lacourt, Ophélie Etienne, Yannick Agnel, Rouault Compresseur, ces pluies de médailles au plaisir du peuple français et de l’Elysée.
Cette France du sport pleine d’envie, de partage, de plaisir et d’humilité, avec son lot de frissons et d’émotions, pleine de gentillesse et d’attention à l’égard de leurs supporters et de tous ces petits gens qui n’ont pas hésité malgré les difficulté du moment à aller voir et soutenir leurs idoles, leurs stars. Bravo les champions.
Comme l’a dit l’autre grâce à vous, l’orage est passé et la Marseillaise est devenue le tube de l’été.
Pour l’équipe de France de football, on ne semble pas encore être sorti du trou noir avec cette énième défaite face à la Norvège, jugez du niveau…
La bonne volonté et la nouvelle communication ne suffisent pas, il faut du talent et je note que contrairement à l’avis de Mr Duchaussoy et de Mme Bachelot, Laurent Blanc a selectionné un joueur mis en examen en la personne de K. Benzema, si c’est pas un couac ça.
Du côté de Marseille, après ces deux défaites, j’espère que Mr Dassier comprendra enfin la nécessité de recruter de nouveaux très bons voire grands joueurs s’il veut pour son équipe la même réussite que celle de l’année passée et franchement quand on regarde l’effectif de Paris, de Toulouse, de Lille et de Rennes, c’est pas avec des attaquants comme Samassa, Niang et Brandao qu’il réussira parce que c’est trois joueurs ont tous sauf du talent et heureusement pour Marseille que l’autre est parti en Turquie.
Dans l’actualité internationale, le départ des forces américaines d’Irak.
Aucun changement notable, salutaire et perpétuel ne peut se faire par l’intervention de forces extérieures, il faudrait que cela provienne de l’intérieur, cela signifierait la maturité de ce peuple et la prise de conscience par ce dernier de l’injustice et des maux dont il est victime, des droits et des devoirs dont il fait l’objet, pour que plus jamais il ne soit l’objet d’abus.
La présence des forces américaines, étrangères, est toujours prise par le peuple comme de l’impérialisme, comme du néocolonialisme, comme de l’oppression et de l’aliénation.
Comment réagiriez vous si des individus sans y être vraiment invités débarquaient chez vous pour vous soumettre à d’autres leçons de vie, critiquant et rejetant sans pédagogies aucune, celles auxquelles vous croyez fortement ?
La politique étrangère calamiteuse et saugrenue, le bellicisme antipathique pathétique des puissances occidentales au Moyen-Orient et un peu partout dans le monde, en Irak, en Afghanistan, en Somalie, au Soudan, sont l’aveu d’échecs cuisants pitoyables en ce sens qu’ils n’ont pou effet que de légitimer les talibans protégés par la population qui les reconnaît d’abord et avant et contre tout comme des compatriotes, comme des frères musulmans, terroriser les populations déjà opprimées par ces derniers et de susciter leurs haines et leurs colères, mais leurs désespoirs aussi, à cause des changements qui ne viennent pas et des souffrances qui s’empirent au jour le jour.
Hier encore l’Irak avait un chef en la personne de Saddam Hussein, avec ses défauts, aujourd’hui elle n’arrive même pas à former un gouvernement.
Mr Kouchner, médecin de formation et actuel ministre des affaires étrangères, créait il y a des années pour venir en soin aux plus démunis et aux indigents, Médecins sans Frontières, moi ce que je veux créer c’est le fonds de solidarité internationale FIS. (Vous verrez tous les paramètres pour la création de cette institution sur mon Blog :
http// :charlesissa.solidairesdumonde.org).
Prenez l’actualité en Chine et au Pakistan, quand allons nous comprendre qu’il est temps de créer une véritable institution internationale autonome, à l’instar du FMI pour l’économie mondiale, avec des moyens conséquents et concrets, pour intervenir efficacement et principalement, contrairement à l’ONU plus que jamais dépassée, à l’aide aux victimes de sinistres et de catastrophes naturelles, à l’aide aux personnes extrêmement pauvres.
On pourrait dores et déjà se servir des milliards de Bill Gates et Warren Buffet et de ce conglomérat de milliardaires pour commencer, eux qui ont promis de verser la moitié de leurs fortunes pour aider à un monde meilleur, ils devraient commencer par changer le système dont ils en ont tant profité.
Le cinquantenaire des indépendances africaines
Aucun peuple digne de ce nom ne peut aussi vilipender et compromettre son propre avenir au nom de ces intérêts égoïstes et égocentriques.
Aucun peuple digne de ce nom ne peut cautionner si lamentablement sa propre décrépitude au point de se voir tourner en bourriques et affublé de dénigrements tout acquis aux fondements même du racisme.
Aucun peuple digne de ce nom ne peut si obstinément se refuser aux vertus du progrès social et de développement, au point de se complaire au rôle de damné dans un monde pour lequel il ne compte guère sinon au titre de vulgaire proie à la solde de prédateurs invétérés.
Aucun peuple digne de ce nom ne peut ainsi s’obstiner éperdument dans la voie de la médiocrité et d’amateurisme, au mépris même des fondamentaux de la Raison dont il est sensé lui aussi être doté.
De toutes les formes d’oppressions ayant tragiquement émaillé l’histoire de l’humanité, l’esclavage et l’impérialisme occidental restent à l’évidence d’un niveau de corrosivité sans équivalent. Qu’on se le dise l’esclavage et la colonisation demeure indubitablement ces funestes épisodes de l’Histoire qui ont fortement influé sur la destinée du continent noir. S’il semble finalement du destin de l’Afrique, celui d’intégrer la civilisation occidentale au titre de l’une des composantes principales de son accomplissement aussi bien en terme de progrès social que de développement, force est cependant de constater que jamais le continent et notamment dans sa partie subsaharienne, ne sera disposé à une quelconque ambition d’appropriation, et à fortiori celle d’en faire véritablement un argument des souverainetés nationales pour le moins jamais acquises. La vérité est que l’Afrique, exaspérément réduite à une sinistre posture de figuration, n’a pas vu ou su se développer une quelconque conviction idéologique encore moins celle qui se destinerait à l’épanouissement légitime de ses filles et fils.
Et cela pour la simple et bonne raison qu’une telle aspiration rentre désormais directement en conflit avec des visées rétrogrades et particulièrement destructrices, aussi bien endogènes qu’exogènes qui l’assiègent inexorablement. Et cet obstacle, le peuple africain ne s’en est guère affranchi, pire il s’accommode davantage de ses pesanteurs avec lesquelles il fait désormais fusion, plutôt que de s’en départir pour affronter véritablement les questions de développement dont les ingrédients sont parfaitement connus.
Démagogies et autres gaspillages sont légion, bricolages et autres tripatouillages sont recettes, abus et injustices sociales érigés en mode d’organisation sociétale et c’est le continent, qui au jour le jour, s’enlise perceptiblement dans la régression et la déliquescence.
Et bien cette Afrique en perdition, sans foi ni loi, sans personnalité ni envergure, sans identité, ni âme, mécaniquement infantilisé de par le monde, dont les bourreaux conduisent pourtant plus que jamais la destinée non sans acharnement et détermination aveugles, voilà des décennies, cinquante ans déjà, depuis les années dites d’indépendances.
Et pourtant ici, la nouvelle année 2010 qui trottine dores et déjà, est placé sous le signe du cinquantenaire des indépendances. La France, en parfaite harmonie avec ses (ex) colonies de son pré carré subsaharien, en fit motif de célébration en grande pompe, au milieu de ses amis dictateurs, tortionnaires, sanguinaires voleurs, au titre d’un évènement positif et digne d’encensement républicain.
Autant dire qu’ici, la coopération se veut plus que jamais au beau fixe et sans ambiguïté, plutôt élogieux et digne de continuation. Stricto sensu. Une fois de plus, au cœur de la tragédie, nul doute que les perspectives s’avèrent à l’avance biaisées sinon verrouillées.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est la prise de conscience tant désirée, si elle devait absolument venir d’en haut, elle n’est sans doute pas pour demain, nonobstant l’ampleur du désastre.
En tout état de cause, il est de ces considérations qui échappent absolument à l’entendement de l’humain sensé digne de la raison d’être originelle.
C’set bien connu le ridicule ne tue pas, heureusement d’ailleurs.
En réalité, en dépit de ses richesses naturelles à profusion, l’Afrique dite indépendante a collectionné des échecs à tour de bras, économiques, politiques et bien plus graves, humains.
Nombreux sont les experts économiques qui ne parlent plus de PIB, taux de croissance ou encore balance commerciale pour mesurer le sous-développement des pays africains, plutôt de seuil de pauvreté dont les revenus par habitant par jour avoisinent mois d’1 dollar, le taux de progression démographique, les conditions d’hygiène et l’expansion des épidémies ou le taux d’alphabétisation.
Pauvre Afrique subsaharienne, elle qui semble résolue à la vertu de l’indécence en guise d’antidote contre la déferlante de préjugés qui s’abattent irrésistiblement sur elle.
Tout peuple est appelé intelligemment à s’édifier et à s’épanouir par lui-même de sorte à s’imposer tout naturellement le respect des autres peuples.
Cette logique et ce bons sens, le peuple africain ne l’a pas compris, ce pourquoi elle occupe le rôle de guignol dans le concert des nations.
Et dans ce registre des plus funestes, nul doute que l’Afrique subsaharienne francophone fait figure de proue, le porte-flambeau incontesté d’un continent abonné aux absurdités humaines des plus pestilentielles.
Et pourtant le peuple africain a bien des exemples devant lui. Et c’est surtout de l’autre côté de l’Asie qu’il faut aller chercher les plus pertinents. Hier encore paisiblement lotis dans les profondeurs boueuses et infectes du tiers monde, tigres et dragons ne se sont pas faits prier pour rivaliser pied à pied avec l’occident impérialiste, au point de disputer à ces derniers leurs territoires coloniaux.
L’Amérique du sud quant à elle, semble se hisser progressivement au diapason des enjeux et des défis qui ont les siens…
De toute évidence, l’avenir qui s’annonce se révèlera bien moins indulgent aux improvisations et autres amateurismes.
Tant pis pour les cancres et les idiots.
Dans mon pays, la Côte d’Ivoire, qui se veut la plaque tournante de l’Afrique de l’Ouest, récemment élue Pays Pauvre Très Endetté (PPTE) au bonheur de nos gouvernants, les nouveaux bourgeois socialistes, on s’apprête à organiser en un laps de temps record, deux mois exactement, les élections les plus chères du monde, sans aucune ressource et aucun matériel concret ne soit jusque là réuni, établi, autant dire mission impossible au risque de les bâcler et de provoquer d’autres insurrections.
Et devant cette dernière farce qui pend au nez de l’œil avisé, devant cette autre gabegie du pouvoir, les zozos de l’opposition de richissimes, muette et inexistante, au grand malheur des populations accrochées désespérément à l’espoir d’une hypothétique venue du messie ivoirien, ont déjà lancé les vassaux en campagne électorale.
Quand on a tout obtenu avec allégeance après 40 ans de facile pouvoir sans partage, il est difficile de se savoir dans l’opposition et ce que batailler, accéder, pouvoir veut dire.
Je dois avouer sur ce fait que Mr Gbagbo a plus d’un coup d’avance sur « ces néophytes » de la politique et sur des élections un jour à venir.
« LOVE IS OUR RESISTANCE »: MUSE.
PS: bientôt, la crise de 1929, la crise actuelle et ses impacts sur les pays africains.
31.07.2010
les évènements de la Courneuve
KONE ISSA CHARLES
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République de Côte d’Ivoire
A Mr Nicolas Sarkozy
A Mr François Fillon, Premier ministre, chef du gouvernement
A Mr Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur
A Mr Eric Besson, ministre de l’immigration
Aux défenseurs des droits de l’homme
Aux africains et immigrés africains
Aux populations du monde entier
A Guillaume Auda, journaliste à Itélé
Mr le Président, Mr le Premier Ministre, Messieurs les ministres, chers amis, frères et sœurs,
D’aucuns parmi vous ont souhaité ne pas voir la religion régir votre société prétextant l’Histoire et la laïcité pour ne pas à avoir à vous justifier de certains comportements odieux, malsains, immoraux et répréhensibles comme l’homosexualité, le vagabondage sexuel, de vos appartenances aux sectes et de vos autres vices mondains, comme s’il existait deux mondes parallèles et que Dieu avait des limites de compétence.
Aimer son prochain, quelque soi la couleur de sa peau et sa classe sociale, c’est aimer Dieu et quiconque invoque le nom de Dieu, selon la sainte bible, sera sauvé. Romains 10 :13.
Aussi Messieurs, ai-je été profondément choqué et peiné inhumain et pitoyable de vos forces de sécurité lors de leurs interventions à la Courneuve pour déloger, il est vrai, des immigrés qui s’y réfugiaient illégalement ; pareil comportement pour rappel, avait été déjà été tenu lors d’une précédente intervention pour le démantèlement de « la jungle » du Pas-de-Calais.
On aurait dit, en parlant de vos forces de sécurité, des loubards, des sbires à la solde de l’extrême droite de Jean-Marie et Marine Lepen.
J’espère que la patrie des droits de l’homme, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité que vous présidez, saura sanctionné à sa juste valeur, le caractère atroce, sauvage et raciste, inacceptable de vos forces de sécurité pour que plus jamais et sur quiconque ne soit répété pareille ignominie.
J’ai été également choqué et peiné par le trop de voix qui s’est élevé, à gauche, au centre, dans les associations et les rédactions et dans votre famille de droite à l’instar de Rachida Dati, Fadella Amara, et surtout de Rama Yade ex secrétaire aux droits de l’homme, pour dénoncer cette atrocité, ce qui n’est pas fait je pense, pour apaiser les violences dans les banlieues, pour une intégration parfaite des immigrés et pour éradiquer les préjugés marginaux qu’ils s’en font de votre société.
Enfin, en tant qu’africain, j’ai honte de mes frères et sœurs qui ont fui patrie et quitté familles pour tous les jours s’humilier à quémander papiers sur les parvis des Champs-Elysées.
J’ai envi de vous citer cet adage africain qui dit : « le bois aura beau durer dans l’eau, il ne sera jamais caïman ».
L’Afrique, votre terre, est triste et difficile, mis c’est ensemble uni, qu’on finira par y parvenir ; à fuir les problèmes, on n’y trouvera jamais de solutions.
Mère Afrique a besoin de ses fils et filles pour relever les défis de ce millénaire.
This time for Africa.
Rentrez, même sans avoir réussi l’aventure chez l’homme blanc, ici c’est chez vous et on est jamais heureux ailleurs que chez soi, c’est la vie qui nous l’a apprise.
Daignez agréer, Messieurs, l’expression de ma haute considération.












